Je m'appelle Émile Aziamble. J'ai 20 ans, je suis étudiant en journalisme web à l'Université de Lomé, et je vis à Akossombo, dans la capitale togolaise. Ce magazine, c'est le mien. Mais surtout, j'espère qu'il sera le vôtre.

L'idée de PIXL est née d'une frustration simple : chaque jour, je consomme des contenus numériques — articles, vidéos, podcasts, newsletters. Et chaque jour, je réalise que l'Afrique que je connais, l'Afrique que je vis, l'Afrique que j'aime, n'y est presque jamais racontée. Ou alors de loin, avec des lunettes qui ne sont pas les nôtres.

Quand l'Afrique apparaît dans les médias numériques francophones, c'est souvent pour parler de crises, de conflits, de pauvreté. Rarement pour parler de la gastronomie togolaise et de ses saveurs incomparables. Rarement pour parler des créateurs de mode qui travaillent le wax à Lomé avec une maîtrise qui n'a rien à envier aux ateliers parisiens. Rarement pour parler des écrivains africains qui renouvellent la langue française depuis l'intérieur. Rarement pour parler des ingénieurs, des entrepreneurs, des innovateurs qui construisent silencieusement l'Afrique numérique de demain.

PIXL veut combler ce vide. Pas avec des articles bâclés ni des contenus recyclés depuis des sources extérieures. Avec du journalisme sérieux, documenté, écrit par quelqu'un qui vit ici et qui aime profondément ce continent.

Le nom PIXL est une contraction de "pixel" — l'unité de base de tout contenu numérique. Un pixel seul ne dit rien. Mais des milliers de pixels assemblés avec soin créent une image nette, précise, haute définition. C'est exactement ce que nous voulons faire pour l'Afrique : lui donner, article après article, une image à la hauteur de ce qu'elle est.

Ce premier numéro est modeste. Il n'y a que cet édito. Mais chaque grand magazine a commencé par une première page. Revenez : les suivantes arrivent.

Émile Aziamble Fondateur, PIXL Magazine Lomé, Togo — avril 2026